Artisans, commerçants, designers des meubles Louis XVI

Les beaux meubles de l’époque étaient fabriqués par des artisans appartenant à des corporations ou des corporations qui réglementaient strictement le travail de leurs membres, ainsi que l’accès à la profession. Le premier ministre réformateur de Louis XVI, Turgot, tente de supprimer le pouvoir des corporations en 1776, mais, se heurtant à la résistance farouche des artisans, il retire ses réformes, puis, quelques mois plus tard, est contraint de se résigner.

Le travail de fabrication de meubles a été strictement divisé en plusieurs métiers :

  • Les menuisiers n’étaient autorisés à travailler que sur la charpente en bois.
  • Les ébénistes appliquaient la marqueterie ; de très fines plaques de bois de différentes couleurs, pour faire les dessins.
  • Les fondeurs-ciseleurs ont fait les ornements en bronze sur les meubles.
  • Les Fondeurs-Doreurs ont doré les ornements.
  • Peintres-doreurs meubles en bois peints et dorés, lits et panneaux de bois.
  • Les tapisseries ont fait les tapisseries qui recouvraient les chaises et les lits.

Outre les artisans, il y avait les marchands-merciers, les marchands qui rencontraient les clients, prenaient les commandes et commandaient les travaux, et les ornementistes, peu à peu connus sous le nom de décorateurs, qui concevaient les meubles.

Une estampille, ou estampille des artisans, était exigée sur l’œuvre terminée. Les menuisiers apposaient leur nom ou leurs initiales sur le bas des chaises, tandis que les ébénistes mettaient leur nom sous la traverse des bureaux ou sous le dessus en marbre des consoles. De nos jours, de nombreuses marques sont difficiles à lire et les marques contrefaites n’étaient pas inconnues, car elles pouvaient augmenter considérablement la valeur des meubles.

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