Les grandes personnalités de l’ameublement Louis XV

Les designers de meuble Louis XV

Parmi les premiers designers de mobilier sous Louis XV sous la Régence, on peut citer Claude III Audran, responsable du design de mobilier sous Louis XIV, Pierre Lepautre, devenu en 1699 chef designer de Louis XIV, et Gilles-Marie Oppenordt, né en Hollande, qui devint designer de mobilier pour le Régent. Les projets d’Opponordt en 1714 pour le décor de l’Hôtel de Pomponne sur la Place des Victoires, aux formes S et C courbes, contribuèrent à introduire le nouveau style chez les Parisiens. Le peintre Watteau, ancien élève d’Audran, a également joué un rôle important dans l’introduction de ce nouveau style en réalisant, outre ses célèbres tableaux, des arabesques pour les boiseries du nouveau château de La Muette.

Dans les années 1730, le sculpteur et architecte Nicolas Pineau et le joaillier Juste-Aurèle Meissonnier comptent parmi les designers les plus célèbres ; leurs œuvres présentent une plus grande asymétrie, des éléments de torsion à motifs floraux et des contre-courbes. En 1736, le sculpteur et joaillier sculpteur Jean Mondon publie Premier Livre de form rocquaille et carte, premier livre consacré spécifiquement au style, et l’un des premiers à inclure des éléments de la Chinoiserie, notamment des dragons, un phénix, et d’autres figures. Les gravures de leurs dessins de meubles, boiseries et autres décorations ont largement circulé à travers l’Europe, faisant du style rocaille un modèle à suivre pour les artistes et artisans d’autres pays.

Les artisans de Louis XV

Le mobilier Louis XV est le fruit de la collaboration d’un réseau complexe de designers et d’artisans. Le Menuisier, fabriquait la charpente en bois des meubles, qui était maintenue par sa structure et ses chevilles ou chevilles en bois ; l’utilisation de clous ou de colle était interdite. L’ébéniste a ensuite recouvert la charpente et les bois indigènes de minces morceaux de bois exotiques, appelés marqueterie. Sous le règne de Louis XIV, l’ébène était le plus souvent utilisé pour ce revêtement, mais, à partir de 1675-80, des bois plus exotiques et colorés ont été utilisés, ce qui pouvait donner des effets plus pittoresques. Il s’agissait parfois de motifs cubiques, de damiers, d’arabesques, de motifs floraux, de trophées ou de scènes pittoresques. A l’origine, les plaques avaient environ un centimètre d’épaisseur, mais à la fin de la période, elles n’avaient qu’un peu plus de deux millimètres d’épaisseur. Puis le mobilier fut complété par les bronziers qui fabriquaient les poignées et les boutons ; les doreurs qui les doraient ; les fondeurs qui faisaient le travail du métal ; les ciseliers ou sculpteurs sur bois qui faisaient les détails de décoration, les pieds et autres sculptures ; les laqueurs et vernisseurs qui appliquaient plusieurs couches de laques ou vernis.

Après 1751, chaque œuvre est signée par le maître-artisan qui supervise l’œuvre. Cette marque, appelée Estampille, utilisait un fer chauffé pour marquer la pièce avec les initiales du maître. Il était généralement placé sur le dos de la traverse arrière des chaises, sous le marbre des commodes et des secrétaires, et sous la ceinture environnante des tables. les marques manquent souvent, soit oubliées par l’artisan, soit défigurées. Compte tenu de la grande valeur des pièces signées par des artisans célèbres, la contrefaçon Estampilles n’est pas inconnue.

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